J’te voulais, mais j’te veux pus. Quand on s’est connus tu disais que j’étais fabuleuse, que j’étais tout ce que tu souhaitais dans la vie. On a voyagé, bâti des souvenirs, ri, pleuré et crié, mais surtout, on s’est aimés. Je pense bien que c’était de l’amour. Je pense que c’était de l’amour parce que je me sentais bien, j’avais hâte que tu m’écrives, d’ouvrir mon téléphone et de voir ton nom dans mes notifications. On se disait qu’on passerait notre vie ensemble et que c’était ça l’amour, enfin on le connaissait et puis pouf.
Ça a commencé à partir petit à petit; je n’avais plus de bon matin ou de bonne nuit, mais je voyais que tu commentais les ‘’posts’’ des gens sur Facebook, mais moi, pas un mot. J’te voulais, mais j’te veux pus. Une journée sur deux j’avais un bon matin, mais juste parce que je te le disais, comme si je quémandais ton attention, que je j’espérais avoir encore un peu de ce que nous partagions avant que tu ne me prennes pour acquis. Maudits médias sociaux. Je dis que tu m’as prise pour acquis, mais je peux aussi dire que tu as pris notre relation pour acquis.
Je t’ai vu commenter des photos d’inconnues et les complimenter quand moi tu ne m’accordais même plus un « wow t’es belle »; non, tu préfères envoyer des compliments et des emojis à des filles que tu ne connais pas. Laisse-moi clarifier ici : ce n’est pas que tu complimentes d’autres femmes le problème, c’est que tu ne me regardes plus.
Tu ne regardes plus mes photos; tu lèves les yeux sur la bulle de notre conversation, tu vois ma photo, mais tu ne dis plus rien. Quand est-ce que je t’ai perdu? Est-ce que c’est moi? Mon odeur? Mon humeur, ma voix, mon rire? Peut-être que je ne ris plus assez, en effet… Avec le stress de la vie, des enfants, du confinement, des finances, de ce qui nous entoure, est-ce que ça se peut que tu aies perdu ton intérêt pour moi? Peut-être. Je ne t’en veux pas de ça, mais au lieu de continuer de ne pas me prioriser et de ne pas me faire sentir belle et désirable comme avant, pourquoi tu ne me dis juste pas que tu me voulais… mais que tu me veux pus.
